Laurent Trégaro

LAURENT TRÉGARO PRÉSIDERA LE JURY DES ÉPICURES DE L’ÉPICERIE FINE

Responsable des achats à la Grande Épicerie de Paris, Laurent Trégaro a accepté de présider le jury des dégustateurs qui se réunira le 14 juin prochain au Pavillon Gabriel à Paris. Ce sont ces experts qui attribueront les Épicures d’Or, d’Argent et de Bronze 2021 reflétant le meilleur de la production du moment. Attendues, ces récompenses sont plus que jamais des références pour les professionnels du secteur gourmet. 

LMEF – Vous avez débuté votre carrière au Bon Marché ? 

LAURENT TREGARO – Oui, il y a bientôt 39 ans ! J’y suis entré pour me faire de l’argent de poche quand j’étais étudiant et j’ai signé mon premier contrat de travail en 1983. J’ai demandé à être affecté au rayon épicerie où j’ai gravi les échelons en commençant comme simple vendeur, puis responsable d’un rayon et de tous les rayons. En 2017 la société a créé sa propre centrale d’achat et j’ai été nommé responsable des achats PGC.

LMEF – Vous êtes bien placé pour nous dire comment La Grande Epicerie a évolué au cours de ces presque 40 dernières années… 

L.T – Le premier grand changement date de 1991 avec la création de la société d’exploitation de la Grande épicerie de Paris qui est ainsi devenue une entité à part entière, filière à 100% du groupe Le Bon Marché. Avec à sa tête Philippe Thomas comme directeur. C’était un grand professionnel et c’est un des hommes qui m’a permis d’évoluer, des prendre des responsabilités. Ensuite, je me suis bien entendu avec les différents patrons. 

LMEF – Pourquoi êtes-vous resté ? 

L.T- Parce que j’ai toujours eu la chance d’avoir des challenges à des moments donnés où je me posais des questions. Il y avait des changements d’orientation, des réorganisations, des transformations, des ouvertures comme en 2017 avec la Grande Epicerie Rive Droite : Tout ça c’était vraiment motivant.  

LMEF – Vous avez été aux premières loges pour observer l’évolution de la clientèle… Son profil a-t-il évolué depuis toutes ces années ? 

L.T – Oui. Il y a eu une grosse envolée de la clientèle touristique entre 1999 et 2012. Cela a correspondu à une énorme curiosité : les gens voulaient voir ce qu’était cette épicerie parisienne dont tout le monde parlait. Et puis c’est davantage devenu un lieu de destination avec une histoire. Avec de superbes présentations des produits, des références luxueuses, gastronomiques mais pas seulement. Il y a une histoire du Bon Marché qui, avec l’arrivée de Patrice Wagner comme PDG s’est progressivement rapproché de La Grande Epicerie. Il y a eu des synergies entre les deux magasins. Aujourd’hui, avec la pandémie, nous sommes redevenus un magasin de proximité qui répond aux attentes de la clientèle parisienne. Pour autant, nous n’avons pas abandonné notre créativité en organisant des événements autour des produits, en ayant des partis-pris, des pics de spécialités. 

LMEF – Le 14 juin, vous présiderez le jury des dégustateurs de notre Prix Epicures 2021. Quelle est votre définition du produit idéal en épicerie fine ? 

L.T – C’est un très bon produit avec une histoire, des gens derrière ; des artisans, des producteurs, des savoir-faire identifiés. Il faut qu’il soit bon mais beau aussi. C’est totalement complet un produit d’épicerie fine. Beau, bon avec une certaine traçabilité et une éthique qui rassurent les gens : Autant d’ingrédients qui doivent provoquer le désir.  

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