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Prix de la Rédaction 2025 “Ce Prix nous encourage à continuer d’innover” Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix de la Rédaction …
Gueule de Joie, Jean-Philippe Braud
Prix de la Rédaction 2025
“Ce Prix nous encourage à continuer d’innover”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix de la Rédaction pour les Épicures de l’Année 2025. Que vous inspire cette récompense. Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Jean-Philippe Braud – Recevoir le Prix de la Rédaction aux Épicures 2025 est pour nous une magnifique reconnaissance du travail accompli ces dernières années. Cette récompense valide notre engagement quotidien à offrir des alternatives sans alcool à la fois délicieuses et innovantes. Franchement, même si nous croyons profondément en notre concept, c’est toujours une agréable surprise et un grand honneur d’être distingué par un jury aussi prestigieux. Ce Prix nous encourage à continuer d’innover et à proposer des produits qui changent le regard sur les boissons sans alcool.
LMEF – Avez-vous communiqué autour de ce Prix ?
J-P.B – Absolument ! Cette récompense est une belle opportunité de valoriser le travail de toute l’équipe auprès de nos clients, partenaires et producteurs. Nous avons diffusé cette bonne nouvelle sur notre site Internet, nos réseaux sociaux, en boutique et à travers notre newsletter afin de partager cette reconnaissance avec toutes celles et ceux qui nous soutiennent au quotidien.
LMEF – Quand avez-vous créé votre activité et pouvez-vous la présenter en quelques mots ? Nous dire ce qui fait sa différence ?
J-P.B – Gueule de Joie a vu le jour en juillet 2019 avec une ambition claire : offrir une réponse moderne et décomplexée à celles et ceux qui cherchent à diminuer ou stopper leur consommation d’alcool sans faire de compromis sur le plaisir. Notre différence réside dans notre sélection soigneuse de vins, bières, cocktails et spiritueux sans alcool, souvent méconnus en France mais dotés de qualités gustatives exceptionnelles. Notre approche inclusive, joyeuse et orientée vers le plaisir gustatif et la convivialité fait de Gueule de Joie une cave unique, pionnière et engagée sur le marché français sur notre site www.gueuledejoie.com, en boutique à Nantes et à travers nos 250 corners installés chez notre partenaire V and B.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font que les boissons sans alcool sont promises à un bel avenir ?
J-P.B – Les boissons sans alcool répondent parfaitement aux nouvelles attentes sociétales : santé, bien-être, sécurité, mais aussi plaisir sans compromis. Aujourd’hui, consommateurs jeunes ou moins jeunes, sportifs, femmes enceintes, personnes qui ne consomment pas d’alcool pour raisons médicales ou par simple conviction cherchent des alternatives gourmandes et qualitatives. L’innovation dans les procédés de fabrication permettant de préserver les arômes tout en éliminant l’alcool, associée à une prise de conscience collective autour d’une consommation responsable, garantit aux boissons sans alcool un avenir prometteur.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
J-P.B – Dans les prochains mois, notre objectif est de renforcer encore davantage notre offre avec de nouvelles références innovantes et toujours plus gourmandes. Nous souhaitons également amplifier notre présence physique au-delà du digital par des événements, dégustations et partenariats, afin de faire découvrir plus largement notre univers et convaincre davantage de consommateurs que modération rime définitivement avec plaisir et convivialité. Enfin, l’avenir de ce marché réside dans notre capacité à accompagner les professionnels – dont le monde de l’épicerie fine – qui souhaitent investir ce rayon mais ne savent souvent pas où se fournir et comment le présenter.
Photos : © ABonfils
La Brûlerie du Rendez-Vous, Akil Houssen
Coup de cœur du jury
“Chaque produit en rayon a une histoire et une raison d’être là”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Coup de Cœur du Jury du Prix Épicures de l’Année 2025. Que vous inspire cette récompense. Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Akil Houssen – C’est une grande surprise et une vraie émotion. On ne s’y attendait pas du tout, surtout face à de si belles maisons. Ce prix, c’est la reconnaissance de notre travail artisanal, de notre exigence sur la qualité mais aussi de notre volonté de mettre en avant nos différents artisans / partenaires.
LMEF – Avez communiqué autour de Prix ?
A.H – Oui, on l’a partagé sur nos réseaux sociaux et bien sûr avec nos clients en boutique.
On a aussi affiché fièrement le prix reçu dans notre vitrine, ce qui nous permet d’attirer la curiosité de nos clients fidèles mais également d’apporter une crédibilité auprès de curieux passant devant chez nous.
LMEF – Pouvez-vous nous présenter votre commerce en quelques mots ? Nous dire ce qui fait sa différence ?
A.H – Nous sommes une petite entreprise familiale de torréfaction artisanale et d’épicerie fine installée au cœur de la rue du Rendez-vous dans le 12e arrondissement de Paris. Ce qui nous distingue, c’est la sélection rigoureuse de nos cafés, que nous torréfions nous-mêmes sur place quotidiennement, et notre sélection de produits d’artisans essentiellement français. Chaque produit en rayon a une histoire et une raison d’être là. Nous mettons un point d’honneur à présenter tout cela à chaque client. Et puis bien sûr, ayant un petit espace, nous voulons mettre en avant tous les produits, la présentation de ceux-ci est très importante pour nous ; à chaque endroit où le client pose son regard, il doit voir du beau et du bon.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’un commerce comme le vôtre peut trouver sa place à Paris ?
A.H – Nous avons la chance d’être au milieu d’une rue parisienne réputée pour ses commerces de bouche, ainsi nous bénéficions d’une clientèle curieuse et fidèle. Pour exister ici, il faut proposer plus qu’un bon produit : il faut une âme, une régularité et une vraie relation avec le quartier.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
A.H – On continue à faire ce qu’on aime : explorer de nouveaux cafés, rencontrer et découvrir de nouveaux artisans. L’activité continue de grandir et ce prix Épicures nous donne un vrai coup de projecteur. Cela nous pousse aussi à structurer davantage notre petite entreprise. On est en pleine phase de recrutement car on a besoin de renforcer l’équipe pour maintenir notre niveau d’exigence et continuer à bien accueillir nos clients. On cherche des personnes qui partagent nos valeurs : le goût du bon produit, l’envie de bien faire et le plaisir du contact humain. L’enjeu, c’est de grandir sans perdre notre esprit artisanal et familial.
Photos : © ABonfils
Nouvelle Vague, Thomas Feyrignac et Paulo Cardoso
Le Concept de l’Année
“Nous allons élaborer une boîte à notre marque”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix Épicures du Concept de l’Année. Que vous inspire cette récompense ? Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Paulo Cordoso – C’est grâce à Carelle de Caviar Sturia que cette candidature nous est parvenue. Elle est notre “lanceuse d’alerte” ! Nous l’avons remplie avec sérieux et sans volonté particulière de remporter un quelconque prix… Nous ne sommes pas des compétiteurs par nature !
LMEF – Avez-vous un communiqué autour de Prix ?
Thomas Feyrignac – Nous avons contacté Jean-Claude, homme de théâtre et journaliste pour la PQR locale : Sud Ouest. C’est un ami avant tout et il va nous écrire un article élogieux. Nous avons également relayé votre publication Instagram sur notre page. Gros succès et marques de tendresse et d’encouragements de notre communauté !
LMEF – Quand avez-vous créé votre commerce et pouvez-vous le présenter en quelques mots ? Nous dire ce qui fait sa différence ?
P.C – Nous avons créé Nouvelle Vague en septembre 2017, exclusivement autour de produits de la pêche maritime et un peu fluviale. Il s’agit de conserveries familiales avec des méthodes de pêche artisanale et conserves en circuit court avec des productions locales et européennes. Pour faire la différence, nous organisons des dégustations récurrentes et à petit prix en prenant soin de bien communiquer dessus… C’est vital ! Nous faisons un métier de bouche qui donne l’appétence, c’est fondamental.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’un concept comme le vôtre a pu trouver sa place dans une ville comme Bordeaux ?
T.F – Des recettes simples du commerce de proximité : gentillesse, empathie, ne pas pousser à la vente, offrir des goodies, inviter les clients à nos sardinades, à nos dégustations… Une fourchette de prix large et pour toutes les bourses. Enfin, la boutique se trouve dans une rue piétonne et touristique avec des commerces indépendants et cela contribue beaucoup à constituer notre panel de clientèle.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
P.C – Tout d’abord avec prudence, car la conjoncture n’est pas à la fête. Nous allons continuer à offrir une belle diversité de conserves et ne pas succomber à des boîtes “mainstream” ! Nous allons également initier une collaboration avec un atelier de cuisine professionnel pour élaborer une boîte à notre marque.
Photos : © ABonfils
Le Monde du Saucisson, Julien Morais
Le Site Marchand de l’Année
“J’ai su m’implanter sur un marché de niche”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix Épicures du Site Marchand de l’Année. Que vous inspire cette récompense ? Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Julien Morais – C’est une fierté de recevoir ce prix et c’est une belle reconnaissance du travail accompli jusqu’à présent. Je ne m’attendais pas à recevoir ce prix, j’ai été étonné quand j’ai été appelé à monter sur scène !
LMEF – Avez communiqué autour de ce prix ?
J.M – Oui, j’ai partagé ma victoire sur les réseaux sociaux et je prévois de communiquer à travers mes supports de communication ainsi que mon site Internet. Une interview dans un magazine local est également prévue.
LMEF – Quand avez-vous créé votre activité et pouvez-vous nous la présenter en quelques mots ?
J.M – J’ai créé mon activité en octobre 2024. C’est un site de vente en ligne entièrement dédié au saucisson. Je sélectionne des produits auprès d’artisans partout en France, que je revends ensuite en France mais aussi en Europe – notamment en Belgique, au Luxembourg, en Italie, en Espagne et au Portugal. Ce qui me distingue, c’est d’abord la variété : je propose plus d’une soixantaine de références, ce qui est assez unique. Et puis, je mets en avant des saucissons originaux, aussi bien par leur goût que par leur forme.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’un site marchand comme Le Monde du Saucisson peut trouver une place sur la toile ?
J.M – Ce qui a fait la différence, c’est d’abord le positionnement : j’ai su m’implanter sur un marché de niche, avec peu de concurrence mais une vraie demande. Le fait que Le Monde du Saucisson soit un site mono-produit joue aussi un rôle clé – les visiteurs savent immédiatement ce qu’ils vont trouver, ce qui rend l’expérience d’achat plus simple et plus directe. Enfin, la présence sur les réseaux sociaux est essentielle. C’est là que je construis une communauté, que je fais découvrir les produits et que je donne vie à l’univers de la marque.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
J.M – Dans les mois à venir, mon objectif principal est de consolider tout ce que j’ai mis en place ces six derniers mois car l’activité est encore jeune. Je veux continuer à renforcer les bases avant d’envisager de plus grands développements. Cela passe notamment par l’élargissement de la gamme : j’aimerais atteindre les 100 références de saucissons, pour offrir encore plus de choix et satisfaire tous les goûts.
Photos : © ABonfils
Food Y Vino, Sandra et Sébastien Batard Plaza
Le Commerce Mixte de l’Année
“Lyon est une ville très liée à l’Italie”
“À Vincennes, les habitants sont curieux, engagés et attentifs à ce qu’ils consomment…”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix Épicures du Commerce Mixte de l’Année. Que vous inspire cette récompense ? Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Sébastien Batard Plaza – Recevoir le Prix Épicures du Commerce Mixte de l’Année est une immense fierté et une belle reconnaissance du travail accompli par toute notre équipe. Cela nous touche d’autant plus que ce prix valorise un modèle qui allie exigence, passion du produit et sens de l’accueil. C’est aussi une reconnaissance forte pour les producteurs et artisans avec lesquels nous évoluons depuis plus de quinze ans : ils s’inscrivent dans le temps à nos côtés et c’est leur savoir-faire, leur régularité et leur engagement qui sont mis à l’honneur à travers cette distinction.
LMEF – Avez communiqué autour de prix ?
S.BP – Oui, nous avons communiqué sur les réseaux sociaux : Instagram Facebook et LinkedIn. La mairie de Vincennes a aussi été un vrai soutien et Madame la maire Charlotte Libert a communiqué dès le lundi aussi via les réseaux. La cellule communication de la mairie de Vincennes doit communiquer dans le journal mensuel de la ville Vincennes Info et la chaîne Vincennes TV.fr a fait un reportage sur YouTube
LMEF – Quand avez-vous créé votre commerce et pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ? Nous dire ce qui fait sa différence ?
S.BP – Food Y Vino a été créé en 2010 avec une volonté forte : valoriser le savoir-faire de nos producteurs et artisans partenaires avec lesquels nous collaborons depuis plus de quinze ans à travers la création de produits d’exception, développés ensemble dans une démarche durable et engagée. Notre activité a d’abord pris forme avec un certain succès autour de la création de gammes sur-mesure pour nos prestations événementielles, ainsi que de la vente de ces produits auprès d’une clientèle professionnelle des métiers de bouche. Et c’est ce succès qui a ouvert la voie à l’ouverture de notre boutique à Vincennes en 2019, un véritable lieu de vie dans lequel nous réunissons l’ensemble de nos gammes. Cet espace nous permet non seulement de recevoir nos clients dans un cadre chaleureux, mais aussi de proposer une offre de restauration sur place avec une carte de restauration conçue exclusivement à partir de nos produits d’épicerie. Ce modèle hybride – mêlant épicerie fine, cave, restauration et conseil personnalisé – fait aujourd’hui toute notre singularité.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’un commerce comme le vôtre a pu trouver une place à Vincennes ?
S.BP – D’abord l’exigence de qualité : ici, les habitants sont curieux, engagés et attentifs à ce qu’ils consomment. Ils recherchent des produits authentiques, traçables et porteurs de sens. Notre lien direct avec les producteurs, la création de nos propres gammes et notre travail d’orfèvre sur le goût ont immédiatement séduit. Ensuite, la proximité humaine et l’accueil personnalisé : nous avons voulu créer un lieu chaleureux, vivant où chacun peut : être conseillé, goûter, apprendre, partager. Food Y Vino n’est pas une simple boutique, c’est un lieu de vie et d’échanges. Enfin, notre modèle hybride – mêlant épicerie fine, cave, restauration et conseil sur-mesure – répond parfaitement au rythme et aux envies d’une clientèle active, urbaine et exigeante. À Vincennes, cette approche cohérente, ancrée et sincère a trouvé un véritable écho.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
S.BP – Dans les mois qui viennent, notre ambition est claire : consolider notre modèle, continuer d’innover et élargir notre rayonnement tout en restant fidèles à nos valeurs fondatrices. Nous souhaitons en priorité renforcer notre activité auprès des professionnels des métiers de bouche, en développant de nouvelles collaborations avec des chefs, traiteurs, cavistes et épiceries fines.
Photos : © ABonfils
Bellaroma, Elise Di Palma
Épicerie Fine Étrangère de l’Année
“Lyon est une ville très liée à l’Italie”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix Epicures de l’Épicerie Fine Étrangère de l’Année. Que vous inspire cette récompense ? Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Elise Di Palma – C’est avec beaucoup d’émotion et d’humilité que nous recevons ce Prix Épicures de l’Épicerie Fine Étrangère de l’Année. C’est une très belle reconnaissance pour tout le travail accompli, et nous sommes profondément reconnaissants envers le jury et nos partenaires. Honnêtement, nous ne nous attendions pas à remporter ce prix. Cela nous touche d’autant plus. Ce prix nous encourage à poursuivre notre engagement pour proposer des produits authentiques, porteurs de culture et d’histoire, et à continuer de les faire découvrir avec passion et sincérité.
LMEF – Avez communiqué autour de Prix ?
E.DP – Nous avons bien sûr partagé cette belle nouvelle avec notre communauté sur nos réseaux sociaux ainsi qu’auprès de notre clientèle fidèle, qui nous soutiennent depuis le début. Ce prix est aussi le leur. Nous souhaitons désormais aller plus loin en menant une communication plus large, notamment via certains médias locaux et via la chambre de commerce italienne de Lyon afin de faire rayonner cette reconnaissance et mettre en lumière le travail de toute une équipe.
LMEF – Quand avez-vous créé votre commerce et pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?
E.DP – La boutique Bellaroma a été créée il y a maintenant quatre ans, avec l’envie de poursuivre un travail familial initié par mon arrière-grand-père puis ma grand-mère, dans un petit village du Latium au sud de Rome. C’est une entreprise à taille humaine, profondément enracinée dans des valeurs de transmission, d’authenticité et de qualité. Nous souhaitons offrir à nos clients une expérience sincère et gourmande et fidèle à nos origines italiennes.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’une épicerie fine italienne peut trouver une place dans une ville comme Lyon ?
E.DP – Lyon est une ville très liée à l’Italie, avec une forte communauté italienne issue de l’immigration d’après-guerre. Cette histoire commune a créé une véritable affection des Lyonnais pour la culture et la gastronomie italiennes. Il est vrai qu’on trouve aujourd’hui de nombreuses échoppes italiennes dans la ville. Mais ce qui permet à une épicerie fine comme la nôtre de trouver sa place, c’est avant tout l’authenticité et la différenciation. Nous ne proposons pas la même gamme que tout le monde : plus de 80 % de nos références sont sélectionnées directement chez des producteurs italiens, sans passer par de gros distributeurs. Cette exigence dans le choix des produits artisanaux, nous permet de raconter une vraie histoire derrière chaque produit et de tisser un lien avec nos clients.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
E.DP – Nous sommes en pleine phase de développement de notre service traiteur, avec l’envie d’élargir notre offre, de faire vivre nos produits à travers une expérience culinaire plus complète, et de faire découvrir encore davantage la richesse de la gastronomie italienne. Le Prix Épicures que nous venons de remporter représente une belle reconnaissance et, surtout, une forme de légitimité qui vient renforcer notre démarche. Nous espérons que cela nous donnera un coup de pouce pour accélérer ce processus de développement. Dans un second temps et à plus long terme, pourquoi ne pas rêver à l’ouverture d’autres boutiques dans différentes villes françaises ? C’est une ambition que nous nourrissons avec enthousiasme.
Photos : © ABonfils
Bonne Maison, Tristan Barreiros Gueunier
Épicerie Fine Française de l’Année
“Les félicitations sont venues de partout”
Le Monde de l’Épicerie Fine – Vous avez reçu le Prix Épicures de l’Épicerie Fine Française de l’Année. Que vous inspire cette récompense ? Vous attendiez-vous à remporter ce Prix ?
Tristan Barreiros Gueunier - Recevoir le Prix Épicures de l’Épicerie Fine Française de l’Année a été un moment fort, à la fois émouvant et inattendu. Nous entrons à peine dans notre troisième année d’existence, et même si j’ai toujours été commerçant dans l’âme, il y a encore trois ans, je ne connaissais absolument rien au monde de l’épicerie fine : ni les marges, ni la façon de passer commande, ni la réalité des flux logistiques. C’est un univers très spécifique qui demande de la rigueur, de la curiosité et une vraie capacité d’adaptation. En zone rurale, c’est encore plus complexe : le dernier kilomètre est souvent un casse-tête entre les délais, les frais et les contraintes de livraison. Alors oui, cette récompense a une saveur toute particulière, parce qu’elle vient saluer un chemin parcouru à force d’apprentissage, de passion et de remise en question permanente.
LMEF – Avez-vous communiqué autour du prix ?
T.BG – Oui, nous avons partagé cette belle nouvelle sur nos réseaux sociaux et en boutique car c’était important de célébrer ce moment avec notre communauté. Mais ce qui m’a vraiment surpris, c’est l’écho qu’elle a eu au-delà. La semaine de mon retour à Charolles, les appels se sont succédé : la presse régionale bien sûr mais aussi le département de Saône-et-Loire qui a toujours été un grand soutien, ainsi que Le Grand Charolais qui accompagne activement le développement du tourisme dans notre belle région. Les félicitations sont venues de partout, y compris de clients fidèles, de confrères et même de personnes que je ne connaissais pas. Certains sont même venus spécialement pour nous dire bravo ou pour découvrir pourquoi nous avions été primés. Cette reconnaissance a renforcé notre visibilité, mais surtout notre lien avec le territoire.
LMEF – Quand avez-vous créé votre commerce et pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ? Nous dire ce qui fait sa différence ?
T.BG – Bonne Maison est née en 2023, à Charolles, avec une idée simple : créer un lieu chaleureux, vivant, où l’on se sent aussi bien qu’à la maison. D’ailleurs, je dis souvent à mon équipe : “Recevez les gens comme s’ils entraient chez vous.” J’ai toujours été passionné par le lien humain, par la découverte et le partage. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est faire goûter de bonnes choses, observer ce petit sourire qui se dessine, les yeux qui pétillent… et entendre ce fameux “ah oui, ça, c’est bon !” C’est pour ces moments-là que j’ai créé Bonne Maison. Ce qui nous rend différents, c’est cette envie sincère de faire plaisir, de surprendre, de créer du lien. On cultive le goût des bonnes choses mais aussi du lien. Et tout cela en plein cœur de la Bourgogne rurale, ce qui lui donne un charme et un ancrage très forts.
LMEF – Quels sont les ingrédients qui font qu’une épicerie fine peut trouver une place en ruralité ?
T.BG – Il faut avant tout une vraie volonté d’ancrage local. En milieu rural, on ne vient pas “poser un concept” ; on s’intègre à un territoire, à un rythme, à des habitudes. Il faut comprendre les gens, leur parler simplement, leur proposer des produits qui ont du sens sans jamais être dans la prétention. L’authenticité est la clé. Ensuite, je dirais qu’il faut savoir créer une ambiance, un lieu où les gens aiment revenir, même sans acheter à chaque fois. Chez Bonne Maison, on vient autant pour un bon produit que pour un échange, un conseil, un moment. Enfin, la polyvalence est indispensable : il faut être commerçant, logisticien, communicant, parfois même psychologue (Rires) ! Et en zone rurale, la logistique est un vrai défi : les livraisons sont plus compliquées, le dernier kilomètre coûte cher, tout prend un peu plus de temps. Mais si on met du cœur et qu’on reste à l’écoute, les gens le sentent – et ils sont incroyablement fidèles. Mais il faut aussi une grande capacité d’adaptation. À Charolles par exemple, la clientèle évolue selon les saisons.
LMEF – Comment voyez-vous évoluer votre activité dans les mois qui viennent ?
T.BG – Toujours (Sourire) ! Je crois que quand on est entrepreneur, on a toujours une idée en tête, une envie de faire évoluer les choses. Pour Bonne Maison, les mois à venir seront rythmés par plusieurs axes : d’abord continuer à affiner notre offre en restant à l’écoute des saisons et des envies de nos clients. Ensuite, nous avons envie de développer davantage le côté restauration, notamment grâce à notre terrasse qui devient un vrai lieu de vie aux beaux jours. Et puis, à plus long terme, l’idée d’ouvrir une seconde boutique, à Cluny, fait son chemin. Mais je tiens à garder une croissance maîtrisée, cohérente avec nos valeurs : qualité, accueil, lien humain.
Photos : © ABonfils